lundi 8 juillet 2019

Ingenieur de maintenance : beaucoup de temps passé au boulot.Mais la famille, et moi ???


            
         En cette période de crise, votre entreprise doit sans doute vous demander d'en faire encore plus. Il y a déjà des restrictions budgétaires qui ont diminué ou limité vos déplacements ("au juste nécessaire"), des réductions d'effectif, des départs en retraite non remplacés qui ont accru votre charge de travail, des délais d'exécution de tâches qui ont été raccourcis... Bref vous croulez sous les contraintes et votre temps de présence sur votre lieu de travail (ou tout au moins hors de votre maison) s'allonge de jour en jour. Comment réussir à fixer des limites ?

« Et si c’était un problème d’organisation ? »

N'avons-nous pas entendu dans nos bureaux et dans nos ateliers ces paroles :"Etant cadre, et au forfait, on ne compte pas ses heures" ou " tu parts déjà !!" ou "peux-t-on se voir 5 minutes" (alors qu'il est déjà 18h et que cela va se prolonger une bonne heure au minimum).
On peut alors se poser la question si tout ce temps passé n'est pas aussi un problème d'organisation pour savoir "digérer" une charge de travail devenue plus lourde , ou celui d'une mauvaise gestion des priorités, … Peut-être aussi faut-il reconnaître qu’on met beaucoup plus de temps qu’il n’en faut pour faire les choses : je me souviens du temps passé pour faire mes comptes rendus de réunions qui, pour certains, étaient presque aussi longs à rédiger ,à photocopier ( quelle époque…) et à envoyer…, que les réunions elles-mêmes… !!! (Surtout Messieurs, nommez un secrétaire de séance qui enregistre la réunion en live et présente le compte-rendu en fin de celle-ci, prêt à être diffusé : voilà un bon gain de temps pour le pilote de réunion). Et n’oublions pas la loi de Parkinson : « le travail se dilate dans l’espace qui lui est imparti » on occupe toujours l’intégralité de l’espace-temps que l’on se donne.

« Après le départ de tout le monde, je travaille mieux et plus vite »

           Il est vrai que les heures de travail extérieures aux heures habituelles "d'ouverture" sont souvent les plus propices à un travail continu et plus efficace (car on est moins dérangé par le téléphone ou les entretiens, les bureaux se vident). On a alors tendance à garder certaines activités pour ces heures-là et donc à prendre cette habitude de retarder d'autant, le moment de retour à la maison. Je me souviens que mes bonnes résolutions de rentrer le plus tôt possible n'avaient tenu que quelques jours devant les contraintes d'emploi du temps,( comme celles de ne pas rapporter de travail à la maison...!!!) et que j'abattais un boulot monstre dans cette période de la journée, fatigué mais satisfait, sur le chemin du retour, de l'avancement de mes affaires...(avant de retrouver la famille avec la culpabilité de rentrer si tard)
Pour la plupart d’entre nous, nous avons la chance d'être le gestionnaire de notre temps. C'est un principe que j'ai toujours apprécié : être libre de s'organiser dans sa fonction. (On est plus impliqué et plus responsable). Mais de nombreux aléas sont quotidiennement à gérer : pannes d’installations dans l’atelier, réunions qui se prolongent exagérément, rapport ou synthèse à remettre à une date très proche, problèmes de transport ou de circulation… et vont perturber encore l’heure de rentrée à la maison.

Le trépied de l’équilibre personnel

On se dit que ce n’est qu’un coup de collier à donner, mais si le pic d’activités dure et devient le régime quotidien, ce n’est plus un coup de collier. Les journées de travail ne suffisent plus pour tout gérer et on est obligé d’empiéter sur son temps libre.


Alors c’est le moment de ne pas oublier le TREPIED DE L’EQUILIBRE PERSONNEL entre nos trois vies :

-  vie personnelle (son « moi »)
-  vie de famille
-  vie professionnelle

Quand une seule des trois ne va pas, c’est l’ensemble de notre être qui en est perturbé :
-                  - des soucis de santé peuvent influencer la vie de famille et la vie professionnelle ;
-                   - des soucis dans le boulot peuvent perturber la vie familiale ;
-               - ne pas se sentir « bien dans sa peau », ne pas pouvoir pratiquer le sport que l’on aime, peuvent avoir une répercussion sur sa vie de famille et ses compétences au travail ;
-               - des soucis avec un enfant peuvent entrainer des conséquences sur l’activité professionnelle .
                 On peut trouver ainsi des tas d'exemples et vous en avez surement vécu dans votre activités professionnelle.

Fragile équilibre…Mais c’est à cet équilibre là qu’il faut penser tous les jours.

Donc si ce soir vous vous dites « je vais terminer ce boulot avant de rentrer, même si il est un peu tard... », pensez à vous-mêmes et à ceux et celles qui vous attendent.
Bonne maintenance
Olivier

jeudi 14 mars 2019

Les défis des composites : produire moins cher, vite,et recyclable



     Aéronautique, automobile, bâtiment, sport…Les composites avancent sur tous les fronts. Les PME françaises contribuent aux progrès qui restent à accomplir pour avancer dans l’industrialisation de ces matériaux.
     La notion de matériaux composites est assez large. « C’est l’association d’au moins deux composants non miscibles qui, réunis, ont des propriétés meilleures que ces mêmes matériaux pris séparément », résume l’ingénieur Laurent Aubertin, du pôle de compétitivité EMC2 à Nantes.
     On parle là principalement de fibres, souvent de carbone, amalgamées à de la résine, cette association offrant des avantages incontestés de légèreté, de rigidité et de résistance. Dès lors, les composites n’ont donc pas fini de gagner du terrain, sur le métal principalement.

1)      CONQUÉRIR DE NOUVEAUX USAGES

     « Plus de 50 % de la masse des nouveaux avions, dont l’A350 et l’A787, est désormais faite de composites, contre de 20 à 25 % sur les générations précédentes ». Ces nouveaux matériaux s’invitent au cœur même des réacteurs (fan et aubes) Leap de Safran.
 Maints autres usages se révèlent. La société angevine Hydrovide a, par exemple, conçu un camion-citerne équipé d’une cuve en composite, permettant l’allègement de l’engin et une résistance aux fluides corrosifs. L’enroulement filamentaire favorisera l’avancée des réservoirs de véhicules à hydrogène. Sans parler de la structure des voitures que les carbones vont alléger plus encore. Dans le bâtiment  aussi un large champ des possibles est attendu  avec des bétons armés aux composites. Pour les mêmes raisons de poids et la résistance à la corrosion, on évoque de nouvelles applications tubulaires pour la prospection d’hydrocarbures de grands fonds. On imagine aussi des patchs pour consolider les ouvrages d’art. « Les composites seront une source d’inspiration pour les architectes». Ces matériaux sont aussi loin de leur apogée dans le domaine sportif sans eux, point de foils pour les voiliers – et dans l’équipement de la personne, sur le plan médical ou des exosquelettes.

2)      UN BEL EXEMPLE D’UTILISATION DES COMPOSITES

     Une jeune entreprise de Charente-Maritime, Elixir Aircraft, a présenté un concept unique au monde d’avion totalement en composite ». Grâce aux composites et une technique de production unique, nous avons mis au point un avion qui compte quelque 600 éléments, boulons compris, alors que le concurrent direct, la Cessna Aircraft Compagny, qui n’a pas évolué depuis un demi-siècle en compte 17000 ». L’essentiel de l’avion est composé de huit pièces seulement, en composites monoblocs, à l’image des ailes, ou plutôt de l’aile monobloc, un seul ensemble sur lequel vient se fixer le fuselage, le « corps » de l’engin.

      Moins de pièces, c’est plus de sécurité, finis les rivets, aucune vis ou longeron. Oubliés la corrosion, le pourrissement, le défaut ou l’usure de structure. Cette technologie réduit de 30% les coûts de maintenance de l’avion par rapport à sa concurrence. La légèreté de l’aéronef réduit sa consommation en carburant  et donc son coût d’exploitation (12 à 16 litres par heure à la vitesse de 300 km/h contre 30 litres/h pour un Cessna à la même vitesse) .
     Son prix de vente est aussi révolutionnaire : 150 000 euros « c’est plus de deux fois et demie moins élevé que la concurrence sur le même segment ». Depuis son premier décollage (Aout 2017), cet avion Elixir a passé tous les tests de sécurité et de résistance. Un bel exemple d’évolution des structures en aéronautique et d’utilisation des composites.

3)      MONTER EN CADENCE

     Produire plus vite et donc moins cher, l’enjeu clé de la filière. « La production de pièces en composites reste artisanale, même si on avance dans l’automatisation », admet Stéphane Cassereau, directeur de l’IRT Jules-Verne, expliquant qu’il faut aller plus loin pour mieux s’inscrire dans les futurs programmes aéronautiques et aux cadences de l’automobile. Il faut donc parfaire l’automatisation du placement des fibres, des renforts rigidifiant les pièces, le dosage des quantités de matières au bon endroit selon les épaisseurs voulues. Il s’agit également de répondre à la problématique des grandes pièces, telles de pales d’éolienne ou les coques de bateau où les composites permettent de s’affranchir d’outillages et de limiter l’assemblage.

4)      GÉNÉRALISER DES THERMOPLASTIQUES

    Avec la technologie thermodurcissable, la plus répandue, la pièce doit être réussie du premier coup. Impossible de la modeler une fois la résine prise. La technologie des thermodurcissables, en revanche, permet de travailler la pièce après coup, comme le métal. Il est également possible de souder des éléments thermoplastiques (par laser, induction, vibration…), travailler sur de plus petites séries et limiter le nombre d’outillages (moules). Sur certaines pièces de sécurité, dans l’automobile, cette matière résiste mieux aux chocs. « On peut aussi créer des mixtes avec l’injection plastique ». 

Les thermoplastiques sont aussi recyclables et ne produisent pas d’émanations de styrène. L’usine nantaise de Daher est considérée comme l’une des références dans la maîtrise des thermoplastiques. L’équipementier y fabrique par milliers des clips pour fuselage d’avion. Les groupes Dedienne et Sintex NP ont aussi un coup d’avance en la matière. Mais la mise en oeuvre reste à améliorer. C’est l’un des grands défis des IRT Jules-Verne ou Saint-Exupéry ou du Cetim, qui ont investi des millions d’euros dans des lignes pilotes.

5)      RÉDUIRE LES COÛTS

     Le prix élevé des composites tient en partie à l’emploi de fibres de renfort en carbone, dont le coût se situe entre 15 et 20 euros le kilo. Le défi du programme Force est de ramener ce prix à 8 euros le kilo. Le Centre technologique Canoe et l’IRT Jules-Verne ont inauguré en octobre 2018 une ligne pilote semi-industrielle de fibre de carbone économique à Lacq (Pyrénées-Atlantiques). D’un coût de 3 millions d’euros, cet équipement offre une capacité de production de 2 tonnes de fibre par an, donnant matière à expérimentation. La fibre développée est une alternative au polyacrylonitrile (ou PAN), le matériau de référence utilisé aujourd’hui, inabordable pour l’industrie automobile. Il met en œuvre des matériaux alternatifs, biosourcés ou recyclés, tels les dérivés de la biomasse ou encore les polyoléfines. Force qui mobilise au total 18 millions d’euros est très mobilisateur. Faurecia, PSA, Renault, Plastic Omnium, Stelia composite ou Decathlon, sont partie .

6)      RECYCLER

Les matériaux composites n’ont pas bonne réputation sur le plan environnemental. Leur recyclage n’en est qu’à sa genèse. Le procédé Thermosaïc, développé par le Cetim Grand Est, permet de récupérer des pièces au rebut pour recréer de nouvelles plaques de composites thermoplastiques. Il devrait être industrialisé à moyen terme. La recherche de produits recyclables avance, l’une des références étant la résine Elium du chimiste français Arkema. Une autre piste est l’introduction d’une part de matériaux biosourcés. La fibre de lin est déjà utilisée dans les intérieurs de portes automobiles, mais pas encore sur des pièces structurelles. Mais on ne sait pas encore séparer le lin de certaines résines dans lesquelles il est amalgamé. « Le lin a l’avantage d’être léger et sa forme creuse lui confère des propriétés acoustiques ». La fibre de chanvre et de bambou présente aussi des atouts de légèreté. Le projet  Filsit mobilise le nantais Omega System et la société bretonne Nanovia, qui développe des filaments pour l'impression 3D à base de chute de bandes de carbone, générés par les machines à placement de fibres.

7)      INTÉGRER DE L’INTELLIGENCE

     Contrairement au métal, on peut définir la recette des composites, à la carte. Cela permet d’y intégrer des systèmes filaires, des antennes et autres objets connectés. « On peut ainsi les rendre intelligents en leur apportant des fonctionnalités complémentaires ». (Il est possible d’imaginer des systèmes antennaires dans le toit de camping-car par exemple). Naval Group s’intéresse depuis longtemps à cette intégration sur ses navires de guerre. La société bretonne Sense in développe des systèmes de capteurs permettant de mesurer la déformation et la tenue mécanique de la matière. Cela soulève d’autres défis techniques, dont la compatibilité des matériaux, car il ne faut pas endommager l’objet communiquant dans le bain de résine. Les procédés composites permettent aux industriels de répondre aux enjeux d’allègement des structures et de fabrication de structures complexes. 

8)      LES PREMIERS ROBOTS

     Certains sous-traitants comme Pika (Pyrénées-Atlantiques), spécialiste de la découpe métallique, ont mis cette technologie à leur portefeuille en investissant dans des équipements industriels. Mais derrière l’aéronautique, c’est l’ensemble de l’industrie et des grands donneurs d’ordre, notamment dans le transport. Obligeant ce tissu de PME à se mettre au niveau et à monter en compétences en s’appuyant au besoin sur des centres techniques. Les patrons sont poussés à acquérir des moyens de production permettant de travailler des pièces de grande dimension. L’enjeu est d’industrialiser les processus de production avec l’apparition des premiers robots. Des moyens qui arrivent dans les entreprises les plus importantes. « Le fait d’utiliser des composites dans l’aéronautique entraîne de nouvelles exigences en termes de contrôle qualité et de traçabilité avec l’apparition d’appareils de contrôle non destructifs », insiste Jérôme Raynal, responsable du développement des activités composites au sein du groupe Institut de Soudure.


     L’usine DASSAULT d’Anglet utilise un robot KUKA pour construire, lames après lames, des pièces volumineuses en composite pour ses avions d’affaire.
     Le problème de la santé des opérateurs a longtemps été pointé du doigt à cause des émissions de composés organiques volatils (COV). L’apparition de nouveaux modes de production faisant appel à des moules fermés règle en partie le problème puisque les pièces ne sont plus produites à l’air libre. Il reste toutefois à ce que ces moyens de production soient généralisés. 

9)      CONCLUSION

       L’autre challenge est économique: où, à quelles conditions l’additif devient compétitif par rapport aux technologies qu’elle doit remplacer telles l’injection, l’assemblage mécano soudé, la fonderie ou la forge?
     Les nouveaux polymères, le pilotage des procédés, et la maîtrise thermique, sont aussi déterminants. Mais « des verrous restent à lever sur la caractérisation, la robustesse et la déformation des matériaux».
(tiré d’un article dans Les Echos)
Olivier

jeudi 21 février 2019

Les cobots... vous connaissez?



     Les applications idéales pour les cobots (robots collaboratifs) sont les processus répétitifs et manuels exécutés à proximité des opérateurs, mais n’exigeant pas pour autant une dextérité humaine, une capacité de discernement ou une prise de décision à la volée.
     Les opérations de chargement et de préhension-positionnement constituent un excellent
point de départ, en particulier pour les tâches pouvant causer des blessures liées à un défaut d'ergonomie ou contraignant les opérateurs à interagir avec des machines dangereuses.

1)    Cadences
     Les cobots exécutent généralement un processus simple à la vitesse d'un opérateur humain. On peut automatiser les opérations dont on maîtrise la cadence manuelle actuelle. Bien sûr, un cobot peut travailler 24 h/24 h sans s’arrêter, ce qui augmente votre productivité. De plus, les cobots garantissent une production homogène et fiable libérant les opérateurs des tâches les plus pénibles et répétitives pour les recentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée.

2)    Pièces et présentation

     Les cobots sont idéalement adaptés à la manipulation de pièces de dimensions et de formes homogènes, ce qui simplifie le choix d’une pince pour les saisir. Pour faciliter la programmation, il faut veiller à présenter toutes les pièces dans la même position sur une table ou un plateau afin que le robot puisse répéter le même processus indéfiniment. On peut également les disposer d’une manière ordonnée (sur un plateau ou dans une corbeille) : il suffira d’indiquer au robot la position initiale et la position finale ainsi que le nombre de pièces dans chaque ligne et dans chaque colonne. Certains cobots possèdent la capacité préprogrammée de mise en palettes. Il faut éviter, si possible, de recourir au système de vision ou de détection pour identifier et saisir les pièces. Manipuler des pièces aux propriétés variables (dimensions et formes) ou présentées de manière non structurée (en vrac dans une caisse) reste possible plus complexe.

3)    Collaboration avec les opérateurs

   
  Les robots collaboratifs sont conçus pour travailler à proximité immédiate des opérateurs en garantissant leur sécurité, mais une analyse des risques définira l’interaction opérateurs-cobots adaptée à chaque situation. A l’instar des opérateurs travaillant ensemble, la sécurité doit être assurée lors de la manipulation de pièces aux bords saillants, par exemple, ou l’utilisation d’un outil de découpe, d’une meule…Dans un environnement collaboratif idéal, les opérateurs exploitent au mieux leurs compétences, notamment en supervisant le processus, tandis que le cobot se charge des tâches répétitives, manuelles, voire dangereuses de manipulation des pièces et des machines.
     Si le cobot doit se déplacer à des vitesses élevées, ou si des tâches posent d’autres problèmes de sécurité, des rideaux lumineux ou des scanners de sécurité seront nécessaires pour arrêter ou ralentir le bras lorsqu’une personne entre dans son espace de travail.

4)    Connectivité et intégration

      Il faudra déterminer quelles sont les machines avec lesquelles votre cobot devra interagir et la nature de cette interaction. Le cobot remplacera-t-il simplement une interaction humaine (ouvrir une porte, charger ou décharger des pièces ou presser un bouton) ? Faudra-t-il une intégration rapprochée entre le robot et la machine, avec une interconnexion directe ?
      Plus le cobot est interconnecté à une machine, plus l’automatisation du processus sera complexe. Pour minimiser la complexité, il faudra limiter l’interaction de la machine aux commandes de base telles que le démarrage et la fin du cycle.


5)    Pinces et outils

     Un outil est monté sur le bras du robot pour interagir avec les pièces et les machines. Par exemple une ventouse ou une pince pour saisir les pièces, un dispositif de soudage ou de pulvérisation de peinture, ou tout autre outil créé pour répondre aux besoins de l’application.

6)    Montage et enceinte de sécurité

  
    La plupart des applications mettant en œuvre un cobot ne nécessitent pas de capteur ou de périmètre de sécurité, en fonction de l’analyse des risques. Les fonctionnalités intégrées respectent les exigences de sécurité et les limites de couple en vigueur. Ainsi, le cobot s’arrêtera automatiquement, ne provoquant aucune blessure en cas de collision avec une personne.
      Dans les applications les plus simples, le cobot est installé à un point fixe et répète la même tâche indéfiniment. Légers et faciles à programmer, les cobots peuvent également être déplacés entre les processus, éventuellement montés sur un chariot roulant par commodité.


7)    Programmation

     L’application se complexifie au fur et à mesure que l’on ajoute des machines ou des dispositifs avec lesquels le cobot doit interagir. Des opérations simples de préhension-positionnement de pièces uniformes présentées de manière ordonnée peuvent être programmées en quelques minutes. Les processus dans lesquels le cobot peut exécuter ses tâches en recevant des informations basiques de capteurs ou contrôleurs externes sont généralement les plus simples à programmer.

8)    Besoins futurs

     Grâce à sa souplesse, sa légèreté et sa simplicité de programmation, le déplacement du cobot vers un autre poste peut être envisager ou implanter d’autres cobots dans de nouvelles applications. Les différentes dimensions et caractéristiques techniques des cobots ouvrent des perspectives d’utilisation dans nombreux domaines.

(Article tiré de la documentation d’Universal-Robots)
Olivier

vendredi 25 janvier 2019

Réalité augmentée en maintenance chez SAFRAN


     Les nouvelles technologies n’ont pas fini de révolutionner l’industrie ! Présente dans les sites de production de Safran depuis déjà plusieurs années, la réalité augmentée pourrait bien s’étendre aux activités de maintenance. Comme le démontre l’expérimentation menée par Safran Landing Systems sur les trains d’atterrissage.
     Superposer un modèle numérique 3D à un équipement réel et faire apparaître des informations sur un écran (ordinateur, tablette, lunettes…) : c'est le principe de la réalité augmentée. Déjà utilisée par trois sociétés du Groupe1, la réalité augmentée suscite l'intérêt de Safran Landing Systems, spécialiste des trains d'atterrissage, comme solution d'aide à la maintenance. « La documentation réglementaire fournie par les constructeurs, qui définit les procédures officielles de réparation, n'est pas exploitable directement par les opérateurs, explique Francis Rossignol, directeur Coordination et Support MRO2 chez Safran Landing Systems. Celle-ci nécessite une interprétation qui demande de l'expérience et du temps, d'autant que les équipements qui arrivent dans les ateliers de réparation sont de configurations différentes. À cela s'ajoute la rédaction des rapports d'intervention exigés par la réglementation, qui est très chronophage. » 

Une solution d'aide à la maintenance

     C'est en partant de ce constat qu'un premier projet a débuté avec l'aide d'un étudiant de l'Institut Image de Chalon-sur-Saône (laboratoire rattaché à l'école d'ingénieurs des Arts et Métiers Paristech), en stage de fin d'étude chez Safran Landing Systems, afin d'explorer le potentiel de la réalité augmentée pour guider les opérateurs dans les tâches de maintenance et automatiser la rédaction des rapports d'intervention. Un atout concurrentiel non négligeable, quand on sait que l'essor du trafic aérien s'accompagne d'une hausse des activités de MRO (Maintenance Repair and Operations ou maintien en condition opérationnelle). Début 2017, un démonstrateur a ainsi été réalisé en collaboration avec la start-up française Diota, spécialisée dans la réalité augmentée appliquée à l'industrie. « Diota fournit l'une des meilleures technologies de tracking du marché, estime Francis Rossignol. Après quelques développements spécifiques, nous avons pu adapter leur logiciel à notre besoin. »

Deux sites pilotes

     Testé dans un premier temps sur des maquettes au 1/6e de trains d'atterrissage, ce démonstrateur a convaincu aussi bien les équipes de MRO en interne que les clients auxquels il a été présenté. L'heure est alors venue de passer à l'échelle réelle. Sous le nom de projet ARGO™ (Augmented Reality for Ground Operations), le concept est expérimenté depuis début 2018 dans deux sites de maintenance de Safran Landing Systems, afin d'en évaluer les gains en productivité, qualité et traçabilité. « À Gloucester, nous visons la qualité « bon du 1er coup » sur la réparation des trains Airbus A320,annonce Francis Rossignol. À Molsheim, nous testons son intérêt pour l'assistance au montage de sous-ensembles des trains de l'A330, le contrôle de conformité et l'aide au contrôle final. »
En attendant les résultats définitifs de ces pilotes, l'avenir de la solution ARGO™ est déjà envisagé : un déploiement dans d'autres ateliers de réparation en Asie et dans la zone Amériques, ainsi que l'élaboration de nouvelles offres de service aux opérateurs, avec notamment la possibilité d'une téléassistance..
     En 2017, Safran avait déjà mis au point avec la start-up Diota une solution de réalité augmentée pour détecter les pannes sur les câbles électriques équipant les avions.

Bonne maintenance
Olivier